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À quoi sert le système endocannabinoïde ?

30 mai 2025 à 3:32 pm
Temps de lecture: 18 min

Nous ne pourrions pas vivre sans le système endocannabinoïde : un système biologique que peu de gens connaissent, mais qui permet à notre organisme de fonctionner correctement. Et je n’exagère pas.

En effet, il est chargé de maintenir notre équilibre interne (homéostasie) et de réguler toutes les fonctions vitales, telles que : sommeil, appétit, humeur, douleur, inflammation. N'est-ce pas incroyable ?

Et, ne pas savoir ce que c’est, c’est ne pas se connaître soi-même. Cet article est né dans le but de t'aider à découvrir cette partie fascinante de notre corps, pour t'amener à la découverte d'un des systèmes les plus importants pour notre survie, dans l'espoir qu'il occupera bientôt la place qu'il mérite dans chaque manuel scolaire.

En particulier, nous découvrirons ce qu’est le système endocannabinoïde, de quoi il est composé et quelles sont toutes ses fonctions.

Tu es prêt ? Commençons.

La découverte du système endocannabinoïde : un point de non-retour pour la science

"En utilisant une plante connue depuis des millénaires, nous avons découvert un nouveau système physiologique d’une importance capitale". Ce sont les paroles du chimiste israélien Raphael Mechoulam [1], également connu comme le père du cannabis.

Une découverte assez récente. Car, si le THC et le CBD ont été isolés par Mechoulam déjà en 1963-1964, la connaissance du système endocannabinoïde (ECS) ne remonte qu'au début des années 90. Changeant à jamais notre compréhension de l’homme et de la vie en général.

Ce fut particulièrement la collaboration entre les chercheurs William Devane, Lumir Hanus, Roger Pertwee et Raphael Mechoulam en 1992, qui a mis en lumière un nouveau neurotransmetteur, appelé par la suite "cannabinoïde endogène" ou "endocannabinoïde".

Endocannabinoïde que les chercheurs ont rebaptisé du nom d’anandamide (AEA), d’ananda, en sanskrit "bonheur, béatitude". Parce qu’il se lie aux mêmes récepteurs CB1 du cerveau et sensibles au THC.

En 1995, parallèlement à un groupe de chercheurs japonais, l’équipe de Mechoulam découvre le deuxième endocannabinoïde : le 2-arachidonylglycérol, abrégé en "2-AG". Par rapport au premier, il se lie principalement à un deuxième type de récepteurs, appelés CB2.

Ces révélations ont officiellement ouvert une nouvelle ère pour le cannabis, en le mettant au centre de l’attention de la communauté scientifique. Le résultat a été la compréhension du rôle crucial du système endocannabinoïde pour la survie, pas seulement des êtres humains.

En effet, l’ECS (système endocannabinoïde) est également présent chez les poissons, reptiles, vers, sangsues, amphibiens, oiseaux et mammifères. Pratiquement chez tous les animaux sauf les insectes. L’ascidie de mer est l’être le plus primitif chez lequel cette "signalisation" a été détectée : il a évolué il y a plus de 600 millions d’années.

Qu'est-ce que le système endocannabinoïde et pourquoi est-il si important

Un système de communication complexe entre les cellules, composé d'endocannabinoïdes, de récepteurs CB1 et CB2 et d'enzymes. Mais pourquoi est-il si important ?

Le système endocannabinoïde a pour tâche de maintenir l’équilibre du corps (homéostasie) et de réguler toutes ses fonctions principales :

  • Douleur.
  • Humeur
  • Stress.
  • Sommeil.
  • Appétit.
  • Métabolisme.
  • Système immunitaire.
  • Inflammation. 

De là, tu peux comprendre le rôle fondamental que joue ce système biologique. Découvrons-le étape par étape, en commençant déjà par ce qui le compose.

Endocannabinoïdes

Les cannabinoïdes endogènes sont des molécules de nature lipidique produites par notre organisme, qui enregistrent les variations des conditions externes et activent les récepteurs CB1 et CB2. Ils sont présents dans le cerveau, les organes, les tissus conjonctifs, les glandes et les cellules immunitaires afin de déclencher une réponse.

Comme mentionné, les deux endocannabinoïdes les plus étudiés sont l’anandamide (AEA) et le 2-arachidonylglycérol (2-AG). Ils sont formés à partir d’acides gras "sur commande", selon les besoins. Ensuite, une fois leur tâche accomplie, ils sont soigneusement dégradés.

Pour le Dr Robert Melamede, biochimiste reconnu comme une autorité dans le domaine du cannabis thérapeutique,

"Les endocannabinoïdes jouent un rôle essentiel dans la capacité d'équilibre biochimique multidimensionnel, connue sous le nom d'homéostasie".

En d’autres termes, ces molécules sont les principaux messagers chimiques du système endocannabinoïde et exercent une fonction neuromodulatrice au niveau du système nerveux. Elles sont impliquées :

  • Dans la régulation de la douleur.
  • Dans le contrôle de l’humeur et du stress.
  • Dans l’appétit et le métabolisme.
  • Dans la mémoire et l’apprentissage.
  • Pendant le sommeil.
  • Dans le système immunitaire et l’inflammation.
  • Dans la reproduction et la fertilité.

Récepteurs CB1 et CB2

Une fois produits, les endocannabinoïdes se lient aux récepteurs présents dans tout le corps pour activer l’ECS et assurer le bon fonctionnement de l’organisme.

Les deux principaux, comme nous l’avons mentionné, sont CB1 et CB2. Mais où sont-ils distribués ?

Partout, littéralement. Les récepteurs cannabinoïdes sont considérés comme l’un des systèmes récepteurs les plus abondants. Mais en particulier :

  • Les récepteurs CB1 sont présents surtout dans le système nerveux central (cerveau), dans le cortex, l’hippocampe, l’amygdale, les ganglions et le cervelet. En revanche, à plus faible densité, dans le cœur, les poumons, la moelle osseuse, les testicules, le thymus, l’utérus, les ovaires et les cellules immunitaires.
  • Les récepteurs CB2 sont exprimés principalement au niveau périphérique et sont présents dans les cellules des os, de la rate, du côlon, du pancréas et dans le système immunitaire.

Enzymes

Enfin et surtout, nous avons les enzymes (l'hydrolase des amides d'acide gras, ou FAAH, et la lipase de protéine monoacylglycérol, ou MAGL). Ils ont pour tâche de dégrader les endocannabinoïdes une fois leur fonction terminée.

Cette étape est fondamentale pour éviter une accumulation de cannabinoïdes endogènes dans l’organisme et garantir son équilibre interne. 

Peut-on souffrir d’une carence en endocannabinoïdes ? Risques possibles

Une réduction des récepteurs cannabinoïdes ou de faibles concentrations d’anandamide et/ou de 2-AG. C'est ainsi qu'apparaît une carence en endocannabinoïdes, qui peut entraîner des conséquences même graves sur notre santé. Essayons de le comprendre avec un exemple.

Prenons le système immunitaire humain : lorsqu’il a besoin de la fièvre pour vaincre un virus ou une invasion bactérienne, il s’allume comme un four.

Une fois l’opération terminée, c’est la signalisation endocannabinoïde qui fait "baisser la flamme", refroidir la fièvre et rétablir l’homéostasie. 

En effet, c’est vraiment ça le rôle des cannabinoïdes, qu’ils soient endogènes, issus de la plante de cannabis ou synthétiques.

Le fait de littéralement "refroidir" le corps.

Qu'arriverait-il si le système endocannabinoïde était hors de contrôle ? Si le pilote déclenchait des incendies trop violents ou si le système immunitaire réagisse de manière excessive ?

Que ce soit pour une alimentation non équilibrée, le manque d’exercice, l’environnement extérieur ou des facteurs généraux, les déficiences en endocannabinoïdes sont associées à une capacité réduite ou à une incapacité totale à s’adapter au stress chronique

Ethan Russo lui-même, neurologue et chercheur dans le domaine du cannabis thérapeutique, a été le premier à émettre l’hypothèse que la "déficience clinique en endocannabinoïdes [2]" pourrait être liée à :

  • Migraines.
  • Fibromyalgie.
  • Syndrome du côlon irritable (SCI).
  • Un groupe de conditions fonctionnelles qui peuvent être traitées avec du cannabis thérapeutique.

À cet égard, même une déficience d'enzymes ne doit pas être sous-estimée. En effet, comme démontré par certaines recherches, cette condition pourrait impacter négativement sur les grossesses.

En particulier, dans l'étude publiée en 2002 sur l'Oxford Academy [3], il a été observé qu'une déficience en FAAH et une augmentation conséquente en anandamide étaient liées à une moindre possibilité de mener une grossesse à terme. De plus, elle augmentait également le risque de fausses couches.

À quoi sert le système endocannabinoïde : toutes les fonctions

Il est parmi les systèmes les plus importants de notre corps. Comme nous l’avons vu, le système endocannabinoïde joue un rôle fondamental pour la survie, car il maintient l’homéostasie et régule les principales fonctions de l’organisme. Lesquelles exactement ?   

Régulation de la douleur

"Le système endocannabinoïde est impliqué dans la modulation de la douleur". Telles sont les conclusions d’une étude menée par le Département des sciences biomédicales de l’Université d’Aberdeen [4], au Royaume-Uni.

En particulier, il a été noté qu'en activant les récepteurs CB1 et CB2, les endocannabinoïdes AEG et 2-AG ont des effets analgésiques, dus également à la stimulation d'autres systèmes de neurotransmission comme :

  • La noradrénaline.
  • La sérotonine.
  • Les systèmes peptidiques (orexine et endorphine).
  • Le système purinergique (adénosine).

Dans tous les cas, les médiateurs les plus modulés par les cannabinoïdes restent :

  • Le glutamate, principal neurotransmetteur excitateur du système nerveux central (SNC).
  • GABA, le principal neurotransmetteur inhibiteur du SNC.

Que se passe-t-il en cas de blessure ?

Le niveau d’endocannabinoïdes augmente, que ce soit localement, à hauteur de l’inflammation, et dans d’autres zones impliquées dans la transmission de la douleur.

Celle-ci est la première réponse antidouleur mise en œuvre par notre organisme, et elle a deux objectifs :

  • Inhiber les nerfs qui envoient des signaux de douleur, de façon telle à réduire la perception de la douleur avant qu’elle n’atteigne le cerveau.
  • Activer les médiateurs anti-inflammatoires afin de limiter les dommages dans la zone affectée.

Appétit et métabolisme

Les études qui ont mis en évidence comment le système endocannabinoïde agit sur le système ghréline/leptine sont nombreuses, responsable de la régulation de la sensation d'appétit et de la "faim homéostatique" : la véritable faim qui survient quand on a besoin d'absorber des nutriments.

En particulier, la ghréline et la leptine sont deux hormones produites par l’estomac et les cellules adipeuses en réponse aux besoins métaboliques de l'organisme.

Une fois qu’elles atteignent l’hypothalamus, la région du cerveau qui assure l’équilibre énergétique, ces deux substances régulent l’appétit en effectuant des actions opposées.

La production de ghréline atteint son pic pendant le jeûne, stimulant la faim, tandis que la leptine, produite immédiatement après avoir mangé, induit la satiété.

Comme le souligne une étude de 2008 publiée dans Plos One [5], l’activation du récepteur CB1 dans le système gastro-intestinal augmente la libération de ghréline dans l’estomac, amplifiant ainsi la sensation de faim.

De même, il a été démontré que la présence de ghréline augmente les niveaux d’endocannabinoïdes dans l’hypothalamus, favorisant l’appétit. À l’inverse, en bloquant le récepteur CB1 dans cette région du cerveau, l’effet orexigène de la ghréline se réduit.

Une autre étude publiée en 2001 dans Nature par le Professeur Vincenzo di Marzo [6], coordinateur de l'endocannabinoid research group en Campanie, a mis en évidence que l'un des principaux mécanismes à la base du food intake (prise alimentaire) est régulé par la relation entre la leptine et les niveaux d'endocannabinoïdes dans le cerveau.

En particulier, la concentration de leptine dans l’hypothalamus, après avoir mangé, atteint son pic maximal, provoquant une réduction des endocannabinoïdes et diminuant la sensation de faim.

Satiété qui, en présence d'un antagoniste du récepteur CB1, n'est pas ressentie. Indiquant, encore une fois, comment les endocannabinoïdes, grâce à l’activation du CB1, sont capables de réguler l’appétit.

Système immunitaire

Comme vu précédemment, l’une des fonctions les plus importantes du système endocannabinoïde est la régulation du système immunitaire.

A confirmé ceci est une étude publiée en 2011 et disponible sur PubMed [7], qui a examiné "les mécanismes de régulation de la réponse immunitaire par les endocannabinoïdes, qui incluent la modulation de la réponse immunitaire dans différents types de cellules, l'effet sur le réseau de cytokines, l'induction de l'apoptose dans les cellules immunitaires et la régulation à la baisse de la réponse immunitaire innée et adaptative".

Les conclusions de la recherche ne laissent aucune place au doute. "Les endocannabinoïdes (AEA et 2-AG) présentent des effets régulateurs complexes sur le système immunitaire et peuvent donc être considérés comme de puissants immunomodulateurs".

Mémoire et apprentissage

"Grâce aux récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2, le système endocannabinoïde est directement et indirectement impliqué dans de nombreuses fonctions physiologiques, surtout dans les processus de mémoire et d'apprentissage".

C'est ça la certitude à partir de laquelle la revue publiée en 2016 dans Molecular Neurobiology [8], qui a étudié le lien entre l'ECS et les processus cognitifs.

Cependant, comme on peut le lire dans le résumé, "les effets des cannabinoïdes sur la cognition ont été contradictoires". De plus, "les composés ont été capables d’altérer ou d’améliorer les différentes phases des processus de mémoire".

De quoi cela dépendait-il ?

Du type de cannabinoïde utilisé, du dosage et de la voie d’administration, ainsi que de la "tâche de mémoire choisie".

Nombreuses sont les études scientifiques qui ont comparé les effets du THC et du CBD, parvenant toujours à des conclusions similaires : si le premier (THC) pourrait impacter négativement les processus d’attention, le second (CBD) peut améliorer la mémoire et la concentration.

Pour approfondir : "Savais-tu que le CBD aide à améliorer la mémoire et la concentration de manière naturelle ?"

Anxiété et stress

Plus un phénomène qui cause du stress est présent dans notre quotidien, plus il y a des possibilités de développer un trouble anxieux. C’est le lien entre l’anxiété et le stress. Mais qu’est-ce que le système endocannabinoïde a à voir avec tout cela ?

Une étude américaine l'explique [9], que c'est partie d'une prise de conscience : les zones cérébrales impliquées sont l'amygdale, hyperactivée en conditions de stress, et le cortex préfrontal, engagé dans le traitement de comportements cognitifs complexes.

À relier l'amygdale au cortex préfrontal c'est vraiment l'endocannabinoïde 2-AG, dont l'expression est limitée en cas de stress, favorisant les états d'anxiété.

Donc, les auteurs ont démontré que le stress conduit à un "effondrement" de l’activité 2-AG entre l’amygdale et le cortex préfrontal. Ce processus, s’il se prolonge dans le temps, peut conduire à des comportements anxieux. Comment y remédier ? 

Selon Livio Longo, Professeur de pharmacologie à l'Université de Campanie Luigi Vanvitelli,

"L'étude montre que certains composants du cannabis pourraient être utilisés dans certains états d'anxiété. Par exemple le cannabidiol (CBD), un principe actif largement utilisé pour traiter les symptômes associés aux états d'anxiété".

À cet égard, les études qui ont mis en évidence les pouvoirs anxiolytiques du CBD se multiplient. Ils ont montré son efficacité pour réduire considérablement les niveaux et les symptômes d’anxiété chez les personnes.

Sommeil

Le système endocannabinoïde et les cycles veille-sommeil sont étroitement liés l'un avec les autres. La première étude a démontré ce lien a été publiée en 2001 [10], mettant en évidence comment les composants de l’ECS sont régulés par les rythmes circadiens et vice versa.

Pour cette raison, le cannabis est récemment apparu comme un remède naturel valable pour traiter les troubles du sommeil, sans avoir besoin de recourir aux médicaments traditionnels.

Surtout le CBD, d'après les résultats de nombreuses études scientifiques, si celui-ci est pris sous forme d'huile de CBD 30 minutes avant d'aller dormir, il peut :

  • Réduire le temps nécessaire pour s'endormir.
  • Améliorer la qualité du sommeil.
  • Réduire les réveils nocturnes, pour un repos intense et régénérant.
  • Rétablir notre cycle veille-sommeil, assurant ainsi des résultats durables même à long terme.

Si ce sujet t'intéresse, tu peux en savoir plus avec ces articles :

  • CBD et insomnie.
    • Les meilleures gouttes naturelles pour dormir.
    • Remèdes naturels contre l’insomnie.

Système nerveux

Le travail du système endocannabinoïde dans le système nerveux central (SNC) a été clarifié par une étude de l'Université Sapienza de Rome [11]. Il souligne que l’ECS "a la capacité de contrôler la libération de différents neurotransmetteurs, modulant ainsi l’activité synaptique". 

Cette activité a été évaluée dans plusieurs études précliniques. Il semble être impliqué dans une série de processus physiologiques, comme "la régulation des axes neuroendocriniens, la prise alimentaire, les phénomènes de récompense et de gratification, le stockage et l'extinction des souvenirs, la modulation des émotions et le neurodéveloppement".

De plus, à la suite de ces découvertes, les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’une altération de l’ECS pourrait être à la base de certains troubles psychiatriques, tels que : troubles anxieux, dépression, troubles alimentaires, dépendance et schizophrénie.

Fertilité et reproduction

Le rôle du système endocannabinoïde pour la santé et la fertilité de l'appareil reproducteur aussi bien chez les hommes que chez les femmes n’est plus un mystère, grâce aux nombreuses recherches menées à ce jour et incluses en partie dans cet article publié sur Kalapa Clinic [12]. Nous allons approfondir le sujet.

Dans le système reproducteur féminin, la présence de l’endocannabinoïde AEA et FAAH (une enzyme) a été notée dans les ovaires, les oviductes, l’endomètre et le myomètre. 

En particulier, le "système endocannabinoïde a été identifié au cours des processus de folliculogenèse, de maturation des ovocytes et des sécrétions endocrines des ovaires, au cours du transport de l’embryon dans les trompes de Fallope, de l’implantation et au cours de la décidualisation et de la placentation de l’utérus".

ECS qui est également indispensable lors de la fécondation. En effet, dès que les spermatozoïdes sont libérés dans le vagin, ils nagent du col de l’utérus vers l’oviducte, activant les récepteurs CB1 et CB2.

Le CB1 produit des cellules immobiles, tandis que le CB2 ralentit la motilité des spermatozoïdes. Deux conditions nécessaires pour assurer la présence de suffisamment de spermatozoïdes appropriés au moment de l’ovulation.

Poursuivant notre voyage, lorsque le spermatozoïde et l'ovule se rencontrent dans la zone centrale des trompes de Fallope, une diminution de l'AEA facilite le passage pour atteindre l'implantation dans l'utérus.

Au lieu de cela, des niveaux stables d’AEA pendant les premiers mois de la grossesse sont nécessaires pour assurer le déroulement de la grossesse elle-même. En effet, comme le soulignent plusieurs études [13], des niveaux utérins d’anandamide trop élevés ou trop faibles sont liés à un risque plus élevé d’avortements spontanés. 

Le système endocannabinoïde est également présent dans les testicules de l’appareil reproducteur masculin : le récepteur CB2 s’est avéré particulièrement important dans les phases mitotique et méiotique de la spermatogenèse.

Enfin, selon plusieurs études précliniques, avant l’éjaculation, les spermatozoïdes pourraient acquérir une motilité réduite en cas de trouble CB1.

Exercice physique

La sensation d’euphorie et de bien-être qu'on ressent après une activité physique intense est connue sous le nom de "euphorie du coureur".

Il s'agit d'une sensation qui a toujours été associée à la libération d'opioïdes endogènes, comme les endorphines, jusqu'à une analyse plus approfondie menée par des chercheurs du Centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf [14] et publiée dans Psychoneuroendocrinology.

Cette étude a porté sur 63 participants qui ont expérimenté une augmentation de l’euphorie et une diminution de l’anxiété après 45 minutes de course. La découverte a montré que ce n’étaient pas les endorphines qui provoquaient l’"euphorie du coureur", mais les endocannabinoïdes.

En particulier, les analyses ont révélé des niveaux plus élevés d’AEA (anandamide) et de 2-AG, qui imitent les effets du cannabis et sont suffisamment petits pour traverser la barrière hémato-encéphalique, influençant le système nerveux central.

Thermorégulation

Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises au cours de cet article, le système endocannabinoïde est bien présent dans l’hypothalamus. Cette présence peut également impacter la régulation de notre température corporelle.

À faire la lumière sur ce point est une étude publiée en 2023 [15], qui part d’une question fondamentale : "Si l’hypothalamus régule la température corporelle et que le système endocannabinoïde contribue à cette régulation, comment ces deux-là interagissent-ils ?"

En conclusion, certains phytocannabinoïdes du cannabis peuvent faire baisser ou augmenter la température, notamment en fonction du type et du dosage. En fait, "des doses élevées peuvent provoquer une hypothermie (moins de chaleur), tandis que de faibles doses peuvent provoquer une hyperthermie (plus de chaleur)".

De plus, il a été également observé que grâce à l'interaction des récepteurs CB1 avec les neurotransmetteurs GABA et dopamine présents dans l'hypothalamus, "les endocannabinoïdes de notre corps font un excellent travail de régulation de la température et de maintien de l'homéostasie, évitant ainsi d'être trop chaude ou trop froide.

Le système endocannabinoïde chez les animaux : tout ce qu'il faut savoir

Le cannabis est un remède naturel valable pour nous et également pour nos amis à quatre pattes. La raison est la même, c’est-à-dire que les animaux ont également un système endocannabinoïde. Il régule :

  • La réponse vasculaire.
  • L'appétit.
  • La fonction endocrinienne.
  • Le développement cérébral.
  • La fertilité et les fonctions sexuelles.
  • L'équilibre énergétique.
  • Le système immunitaire.
  • La fonction cognitive.
  • La perception de la douleur.
  • Le contrôle moteur.

Contrairement au ECS humain, dans celui des autres espèces change la distribution des récepteurs des cannabinoïdes, qui se trouvent pour la plupart dans le cervelet et dans le tronc cérébral.

En particulier, le CB1 est présent surtout dans : le cerveau, l'appareil digestif, les organes reproducteurs, le foie, le pancréas, l’estomac, les poumons, les muscles, le cœur, les os, la peau et la rate.

Alors que, le CB2 se trouve principalement dans : le système immunitaire, l'appareil digestif, le pancréas, l’estomac, le cœur et les os.

Savoir dans quels organes le CB1 et le CB2 sont présents est essentiel pour tirer le meilleur parti du potentiel thérapeutique du cannabis, qui est de plus en plus utilisé pour traiter les animaux de compagnie.

CBD pour chiens et chats : les bienfaits que tu ne connaissais pas

Bien que la recherche scientifique dans ce domaine en soit encore à ses débuts, de nombreux rapports dans la littérature attestent de l’utilisation du cannabis en médecine vétérinaire. Même en France, il est promu par les mêmes vétérinaires qui le recommandent pour le traitement de nombreuses affections.

Le CBD chez les chiens, par exemple, peut être une aide valable pour :

  • Soulager l’anxiété et le stress : surtout dans des situations stressantes telles que les orages, les voyages en voiture et la séparation avec des amis humains.
  • Réduire la douleur et l’inflammation : en cas d’arthrite, de blessures ou d'intervention chirurgicale.
  • Un sommeil profond : aide le chien à s’endormir, améliore la qualité du sommeil et réduit l’insomnie.
  • L'alimentation : problèmes d’appétit ? Le CBD peut stimuler la sensation de faim chez les chiens, qui peut être perturbée par des nausées ou d’autres affections.
  • L’épilepsie : comme un remède valable aux médicaments conventionnels pour réduire les convulsions.
  • Soutenir le système immunitaire et le protéger des maladies et des infections.
  • Améliorer la qualité de vie en général, en particulier pour les chiens âgés et ceux souffrant de maladies chroniques.

Comment administrer du CBD aux chiens ? Le moyen le plus efficace reste la voie orale, en utilisant une huile de CBD spécialement conçue pour les compagnons à quatre pattes. Le conseil est toujours celui de choisir un produit naturel et de haute qualité, qui puisse réellement soutenir son bien-être.

Généralement moins bruyant que les chiens, l'animal de compagnie par excellence est le chat. Comment le CBD peut-il l’aider ? Selon les dernières données scientifiques, il contribue à :

  • Gérer l’anxiété et le stress, améliorer le bien-être émotionnel.
  • Soulager la douleur et l’inflammation.
  • Réduire la fréquence et la gravité des crises épileptiques, améliorant ainsi la qualité de vie des félins touchés par cette affection.

L'administration la plus appropriée reste la même que celle que nous avons vue pour les chiens. Ainsi, le moyen le plus efficace de donner du CBD aux chats est d’utiliser une huile de CBD vétérinaire pour animaux de compagnie.

Avant de conclure ce paragraphe, nous tenons à apporter une précision. Si des études démontrent que les cannabinoïdes peuvent être utiles à nos animaux de compagnie, il est toujours important de consulter d’abord un vétérinaire spécialisé qui pourra nous guider dans le dosage le mieux adapté à leurs besoins.

CBD et THC : comment interagissent-ils avec le système endocannabinoïde

Comme les cannabinoïdes endogènes, les phytocannabinoïdes (naturellement présents dans le cannabis) peuvent activer notre système endocannabinoïde. Et c’est dans ce contexte qu’il faut rechercher le potentiel thérapeutique du cannabis.

En effet, en activant les récepteurs CB1 et CB2, les cannabinoïdes du cannabis peuvent interagir directement avec le système endocannabinoïde et représenter une opportunité dans le traitement de différentes affections et pathologies qui ne répondent souvent pas aux médicaments conventionnels. Mais comment se produit cette interaction ?

Grâce au THC et au CBD : les principes actifs les plus abondants dans la plante de cannabis.

La différence est que le THC se lie directement aux récepteurs CB1 et CB2, en imitant l’anandamide, tandis que le CBD agit indirectement sur le système endocannabinoïde, produisant un effet modulateur.

En pratique, si un déséquilibre ou une décompensation de l’ECS devait se produire, le CBD peut agir pour soutenir et réguler le système endocannabinoïde. De cette façon, il peut favoriser, même indirectement, notre équilibre intérieur.

Le système endocannabinoïde ou la plante de cannabis : Qu'est-ce qui est apparu en premier

Nous terminons ce guide avec une question qui a piqué ma curiosité : qu’est-ce qui est apparu en premier, le système endocannabinoïde ou la plante de cannabis ?

La réponse nous a été donnée par le Docteur John McPartland, médecin, phytochimiste et chercheur sur le cannabis depuis le début des années 80 :

"En comparant la génétique des récepteurs cannabinoïdes de différentes espèces, nous estimons que le système endocannabinoïde a évolué chez les animaux primitifs il y a plus de 600 millions d'années. Cette ancienne signalisation interne existait bien avant l'apparition du cannabis sur terre, à une époque où les formes de vie les plus complexes étaient les éponges".

Sources scientifiques

[1] Conversation with Raphael Mechoulam;

[2] Clinical endocannabinoid deficiency (CECD): can this concept explain therapeutic benefits of cannabis in migraine, fibromyalgia, irritable bowel syndrome and other treatment-resistant conditions?

[3] Low fatty acid amide hydrolase and high anandamide levels are associated with failure to achieve an ongoing pregnancy after IVF and embryo transfer;

[4] Cannabinoid receptors and pain;

[5] The Orexigenic Effect of Ghrelin Is Mediated through Central Activation of the Endogenous Cannabinoid System;

[6] Leptin-regulated endocannabinoids are involved in maintaining food intake;

[7] Endocannabinoids and immune regulation;

[8] Endocannabinoid System: the Direct and Indirect Involvement in the Memory and Learning Processes—a Short Review;

[9] Endocannabinoid Signaling Collapse Mediates Stress-Induced Amygdalo-Cortical Strengthening;

[10] Δ9-Tetrahydrocannabinol increases brain temperature and inverts circadian rhythms;

[11] Il sistema endocannabinoide e il suo possibile ruolo nella neurobiologia dei disturbi psichiatrici;

[12] l ruolo del sistema endocannabinoide nell’apparato riproduttivo;

[13] Relation between decreased anandamide hydrolase concentrations in human lymphocytes and miscarriage;

[14] Exercise-induced euphoria and anxiolysis do not depend on endogenous opioids in humans;

[15] Endocannabinoid System and Its Role in Thermoregulation.

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